Témoignage

Pour commencer à prendre soin de soi, la première chose à faire: en parler.
Découvrez ici un des témoignages récoltés.

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J’ai cru que ça n’en finirait jamais et un jour, j’ai demandé de l’aide. J’ai repris contrôle de ma santé et de ma vie. Et en cas de rechute, je sais vers où me tourner. Le premier pas, c’est souvent le plus difficile. Mais jamais autant que l’on se l’imagine, et il n’y a qu’à y gagner.

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Ils ont fait le premier pas

Je me sens seul alors que paradoxalement j’aide les gens à sortir de l’isolement dans mon job. Je perds la garantie de conserver mon emploi alors que j’accompagne les gens vers l’emploi dans mon job, c’est le comble… Ma vie de couple se casse la gueule alors que la famille est une valeur dominante chez moi. J’ai peur de perdre pied, j’angoisse, j’ai peur de tomber et tout perdre, et peur de ne pas arriver à me relever. Je ne suis pas loin des bénéficiaires que j’aide… devenir travailleur pauvre. J’appréhende de les rejoindre prochainement, je vis dans l’insécurité…

Nous avons tous le droit d’aller mal même si la société tend à nous faire passer pour des « faibles » quand ça arrive. Accepter de l’aide est une des plus belle demonstration de courage. Ne restez pas seul(e)…

Je sens que je ne peux plus vivre,je veux que toutes mes souffrance s’arrête et j’ai la vu qui se trouble et un sentiment de honte terrible me ronge,j’ai ma tête qui va exploser et mes oreilles qui siffle

Une case pour vider son cœur? C’est bien trop peu, mais je tente car j’ai besoin de savoir que d’autres vivent des choses similaires pour me sentir moins seule. Seule, la solitude, un mot que je ne connais que trop peu. Maman solo, dans les soins de santé, maintenant en hôpital. J’ai vécu la d’échéance en mars 2020 avec l’agressivité des gens, avoir subi le covid et cru que j’allais mourir alors qu’on m a gentillement dit  » vous n’êtes pas assez malade que pour être à l hôpital madame, prenez un anti douleur », ce sentiment d’avoir été pris de haut, alors que ma souffrance était bien réelle. Ensuite les vagues et survagues covid qui m’ont usées, à chaque repis, c’était reparti. En sous effectif bien sûr! On nous en demandait toujours plus… Ça s’applanit mais covid…le remake pour moi et cette fois, les problèmes de concentrations, les douleurs persistent bien plus tard… Je sent ce corps, qui est le mien, me lâcher de plus en plus… Ses aides qui arrivent bien trop tard, ce manque de repos qui ne se récupère plus…2 années!!! Et dans tout ça je souris chaque jour car je suis comme ça, mais les douleurs, l’intérieur est usé. Je donne tout pour subvenir aux besoins de mon enfant. Je ne vis pas, je survis. La société nous creuse une tombe …de plus en plus profonde. Parfois, je me dis que ce monde n’est pas fait pour moi. Je suis bien trop sensible et idéaliste. Mais je me bats, car je n’ai d’autre choix que d’être COURAGEUSE. Même si j’aimerais avoir simplement une épaule sur laquelle me poser.

depuis 6 mois ,jaillit confié mon mari de + de 80 ans aux soins du personnel d’une maison de repos et de soin et ce après 55 ans de vie commune.Il est diagnostiqué malade Alzheimer depuis 2014 mais pour moi les premiers signes datent de 2010. Je l’ai accompagné avec ces 3 dernières années l’aide 2x semaine dune infirmière pour la douche. En très peu de temps, il est devenu agressif; je ne voulais pas vivre dans la peur d’être agressée malgré mes efforts pour ne pas l’énerver. En très peu de temps,j’ai pris, avec l’accord mes enfants de me séparer de lui. je réalise que cette décision est très compliquée à vivre pour mes enfants et moi-même,chacun avec sa personnalité. je connais la vie en maison de repos car j’y fus bénévole pendant +sieurs années; il est quasi impossible d’accorder du temps d’écoute auquel chacun devrait avoir droit, le temps du personnel dédié à chaque résident est limité!Une toilette bien faite(oreilles ,entre les doigts de pied,barbe,cheveux,brossage des dents,choix du linge…) ne se fait pas en 10 minutes! Un autre exemple: le repas du soir est souvent fixé vers 17h15-30; puis terminé jusqu’au moment du petit déjeuner, le lendemain matin ;une personne démente n’est pas toujours capable de manifester son besoin de manger un encas vers 20-21h,voir le témoignage, »alimentation séniors » p.18 du magazine »c’est l’aviq »no 21; mon mari a perdu du poids en peu de temps. Pas évident de vieillir !!! malgré tout, vive la vie ! Je me sens soulagée d’un accompagnement devenu contraignant et épuisant, par contre, je passe par des périodes de culpabilité et de regret aussi fort épuisantes. un accompagnement devenu contraignant

I love you <3 🙂

Il est parfois très difficile de savoir où aller chercher de l’aide. On peut aussi se sentir démuni lorsque l’on voit des personnes que l’on aime sans ressources et démunis. En devenant professionnelle du secteur psycho-médico-social j’ai acquis beaucoup de choses, mais le chemin a été rude et l’est parfois encore.

Mon pire souvenir a été le harcèlement que mon collègue Robin m’a fait subir. Cette pression constante en étant voisin de bureau a été insupportable pendant tant d’années. Le dialogue ne servait à rien. Heureusement, mon ami Florent a toujours été là pour moi et m’a aidé dans ces situations difficiles.

Parfois la vie est injuste. C’est tellement difficile quand l’injustice n’est pas factice. Tentant d’échapper à ton destin qui te rattrape de loin. Obligé de vivre chaque jour comme une guerre dans laquelle tu te perds. Faire de l’amour une échappatoire afin que tout ça soit moins lourd. Tu ressens des choses mais tu n’en connais la cause. Dans ce monde, toi seule comprends ta souffrance. Les autres voient en toi de la joie, de la bonne humeur et pourtant toi tu ne ressens que de la frayeur. Frôlant les murs de l’hôpital, chaque semaine te rends pâle. On te dit « sois positive » alors qu’on ne sait pas ce que c’est que de se sentir captive. Prisonnière de ton corps, tu ne trouves plus tes repères. Comme excalibur, tu attends dans ce rocher que l’on vienne t’extirper.