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J’ai cru que ça n’en finirait jamais et un jour, j’ai demandé de l’aide. J’ai repris contrôle de ma santé et de ma vie. Et en cas de rechute, je sais vers où me tourner. Le premier pas, c’est souvent le plus difficile. Mais jamais autant que l’on se l’imagine, et il n’y a qu’à y gagner.

Je me sens seul alors que paradoxalement j’aide les gens à sortir de l’isolement dans mon job. Je perds la garantie de conserver mon emploi alors que j’accompagne les gens vers l’emploi dans mon job, c’est le comble… Ma vie de couple se casse la gueule alors que la famille est une valeur dominante chez moi. J’ai peur de perdre pied, j’angoisse, j’ai peur de tomber et tout perdre, et peur de ne pas arriver à me relever. Je ne suis pas loin des bénéficiaires que j’aide… devenir travailleur pauvre. J’appréhende de les rejoindre prochainement, je vis dans l’insécurité…

Nous avons tous le droit d’aller mal même si la société tend à nous faire passer pour des « faibles » quand ça arrive. Accepter de l’aide est une des plus belle demonstration de courage. Ne restez pas seul(e)…

Je sens que je ne peux plus vivre,je veux que toutes mes souffrance s’arrête et j’ai la vu qui se trouble et un sentiment de honte terrible me ronge,j’ai ma tête qui va exploser et mes oreilles qui siffle

Une case pour vider son cœur? C’est bien trop peu, mais je tente car j’ai besoin de savoir que d’autres vivent des choses similaires pour me sentir moins seule. Seule, la solitude, un mot que je ne connais que trop peu. Maman solo, dans les soins de santé, maintenant en hôpital. J’ai vécu la d’échéance en mars 2020 avec l’agressivité des gens, avoir subi le covid et cru que j’allais mourir alors qu’on m a gentillement dit  » vous n’êtes pas assez malade que pour être à l hôpital madame, prenez un anti douleur », ce sentiment d’avoir été pris de haut, alors que ma souffrance était bien réelle. Ensuite les vagues et survagues covid qui m’ont usées, à chaque repis, c’était reparti. En sous effectif bien sûr! On nous en demandait toujours plus… Ça s’applanit mais covid…le remake pour moi et cette fois, les problèmes de concentrations, les douleurs persistent bien plus tard… Je sent ce corps, qui est le mien, me lâcher de plus en plus… Ses aides qui arrivent bien trop tard, ce manque de repos qui ne se récupère plus…2 années!!! Et dans tout ça je souris chaque jour car je suis comme ça, mais les douleurs, l’intérieur est usé. Je donne tout pour subvenir aux besoins de mon enfant. Je ne vis pas, je survis. La société nous creuse une tombe …de plus en plus profonde. Parfois, je me dis que ce monde n’est pas fait pour moi. Je suis bien trop sensible et idéaliste. Mais je me bats, car je n’ai d’autre choix que d’être COURAGEUSE. Même si j’aimerais avoir simplement une épaule sur laquelle me poser.

depuis 6 mois ,jaillit confié mon mari de + de 80 ans aux soins du personnel d’une maison de repos et de soin et ce après 55 ans de vie commune.Il est diagnostiqué malade Alzheimer depuis 2014 mais pour moi les premiers signes datent de 2010. Je l’ai accompagné avec ces 3 dernières années l’aide 2x semaine dune infirmière pour la douche. En très peu de temps, il est devenu agressif; je ne voulais pas vivre dans la peur d’être agressée malgré mes efforts pour ne pas l’énerver. En très peu de temps,j’ai pris, avec l’accord mes enfants de me séparer de lui. je réalise que cette décision est très compliquée à vivre pour mes enfants et moi-même,chacun avec sa personnalité. je connais la vie en maison de repos car j’y fus bénévole pendant +sieurs années; il est quasi impossible d’accorder du temps d’écoute auquel chacun devrait avoir droit, le temps du personnel dédié à chaque résident est limité!Une toilette bien faite(oreilles ,entre les doigts de pied,barbe,cheveux,brossage des dents,choix du linge…) ne se fait pas en 10 minutes! Un autre exemple: le repas du soir est souvent fixé vers 17h15-30; puis terminé jusqu’au moment du petit déjeuner, le lendemain matin ;une personne démente n’est pas toujours capable de manifester son besoin de manger un encas vers 20-21h,voir le témoignage, »alimentation séniors » p.18 du magazine »c’est l’aviq »no 21; mon mari a perdu du poids en peu de temps. Pas évident de vieillir !!! malgré tout, vive la vie ! Je me sens soulagée d’un accompagnement devenu contraignant et épuisant, par contre, je passe par des périodes de culpabilité et de regret aussi fort épuisantes. un accompagnement devenu contraignant

I love you <3 🙂

Il est parfois très difficile de savoir où aller chercher de l’aide. On peut aussi se sentir démuni lorsque l’on voit des personnes que l’on aime sans ressources et démunis. En devenant professionnelle du secteur psycho-médico-social j’ai acquis beaucoup de choses, mais le chemin a été rude et l’est parfois encore.

Mon pire souvenir a été le harcèlement que mon collègue Robin m’a fait subir. Cette pression constante en étant voisin de bureau a été insupportable pendant tant d’années. Le dialogue ne servait à rien. Heureusement, mon ami Florent a toujours été là pour moi et m’a aidé dans ces situations difficiles.

Parfois la vie est injuste. C’est tellement difficile quand l’injustice n’est pas factice. Tentant d’échapper à ton destin qui te rattrape de loin. Obligé de vivre chaque jour comme une guerre dans laquelle tu te perds. Faire de l’amour une échappatoire afin que tout ça soit moins lourd. Tu ressens des choses mais tu n’en connais la cause. Dans ce monde, toi seule comprends ta souffrance. Les autres voient en toi de la joie, de la bonne humeur et pourtant toi tu ne ressens que de la frayeur. Frôlant les murs de l’hôpital, chaque semaine te rends pâle. On te dit « sois positive » alors qu’on ne sait pas ce que c’est que de se sentir captive. Prisonnière de ton corps, tu ne trouves plus tes repères. Comme excalibur, tu attends dans ce rocher que l’on vienne t’extirper.

Aimer quelqu’un sans pouvoir lui dire est une perte de temps et une destruction mentale

On passe notre vie à juger les autres. Cette perte de temps qui nous fait oublier qu’on a la nôtre à vivre

Courage à tous, les moments de bonheur sont là aussi ne l’oubliez pas. Et s’ils ne sont pas là ils viendront. Et s’ils ne viennent pas ils viendront quand même. Car vous ne lâcherez rien, et vous le méritez autant que n’importe qui, et vous aurez ce que vous méritez

Faites attention à vous

Je suis maman solo, je travaille et j’ai des revenus corrects, un loyer modéré, mais ça devient de plus en plus difficile… Pas assez pauvre pour de l’aide, pas assez riche pour être à l’aise. Toujours compter. Se priver de vacances… Et on ajoute à ça les allocations familiales non équitables, le décret inscription qui ne tient pas compte de la vraie vie des gens…. Bref voilà mon coup de g…. du jour.

Avant on vivait bien, puis il y a eu les crises, quand nous avons adopté les enfants j’avais fait le choix de ne pas travailler, je voulais être présente pour eux pour qu’ils ne se sentent pas abandonné une deuxième fois.. j’ai l’impression d’être punie, le coût de la vie est tellement élevé que nous ne pouvons plus nous payer des extras. Une seule pension ce n’est vraiment pas le top. J’ai peur du futur, aurons nous les moyens de terminer nos jours dans la dignité, parfois j’aimerais mourir maintenant.

L’argent est devenu une obsession, je compte et recompte. J’ai un bon salaire mais notre famille subit la crise de plein fouet. On avait une vie « normale » avant et maintenant on est victime des sous. Gaz, électricité, prix en hausse de la nourriture… finis les loisirs et les plaisirs! C’est triste de vivre comme ça, comment ça va se passer si ça continue?

Je sors d’un burn out dont je pensais être guérie… Je me rends compte que je n’ai pas du aller au bout de ma reconstruction. Je reconnais les signes qui reviennent la journée, la nuit, tout le temps… ces petits signaux d’alarme… J’espère redevenir un jour la personne joyeuse et comique que j’étais. Je me suis perdue peu à peu au fil des années… J’espère que j’oserai un jour prendre les risques qu’il fait pour redevenir qui je suis vraiment…

Etant dans un logement sociale , je regrette le maque de contrôle, car je constate beaucoup d’abus on ne peu rien dire , certains sont là pour faire leur loi en fraudant en toute impunité,

je voudrais parler des pensées suicidaires. comme le dit Stromae : « j’ai parfois eu des pensées suicidaires j’en suis peu fière… On pense souvent que c’est la seule manière de les faire taire … ces envies qui nous font vivre 1 enfer … » j’ajouterai pour ma part ceci : « mais comme ça peut arriver à tout le monde, y a pas raison que j’en ai honte … » donc on peut en parler mais c’est mieux avec les bonnes personnes, par exemple dans mon cas ce fut 1 appel à télé-accueil. Je pense que l’équivalent est maintenant la ligne 107 bon courage

J’ai fait une dépression sévère il y a de nombreuses années. Cet enfer m’a semblé une éternité. Je m’en suis sortie, grâce à une association qui est médication, soutiens affectifs divers, suivi par psychiatre, sport. Je suis retournée au travail dans le secteur de soins et ai retrouvé ( pas de suite) un réel plaisir. La médication a pu être arrêtée très progressivement. J’ai appris à mettre des limites, à respecter certains de mes désirs, à écouter mon corps. Je suis heureuse. Vraiment.

Cela fait des mois que je veux tout arrêter, envoyer balader mes directeurs, collègues, et juste me libérer d’eux et de leurs exigences. Je sais que je suis capable de beaucoup mais peut-être pas dans ce milieu. Peut-être qu’on demande à un chat de respirer sous l’eau. Aujourd’hui je me noie et j’explore des profondeurs de ma personnalité qui m’étaient inconnues. Peut-être que je dois aussi l’accepter, cette partie de ma personnalité qui est imparfaite. Accepter que je ne suis faite ni pour vivre sous l’eau ni pour vivre en cage. Suivre ma liberté c’est d’abord trouver le chemin pour sortir de l’eau, et puis respirer quoi. Respirer.

Bonjour très difficile de vivre une maladie chronique sans aucun soutien Pleure souvent le soir Aujourd’hui on dérange vite les personnes . Solidarité on connait pas Trop dur

Oui ! Survivre est déjà formidable . Aimons la vie 😘

Retraité de 73 ans : Je suis resté serein face au covid sans vaccin en me renforcant préventivement et en développant mon site internet www.philosophie-art-de-vivre.be : Bien dans sa tête, bien dans son corps ! tout un programme que j’explique. Un atelier aussi : https://fb.me/Ivan.atelier.philo.Presles Bienvenue ! Se renforcer préventivement ; si possible de façon naturelle ; eau de mer à 30 gr de sel par litre vaporisée dans les narines pour les muqueuses et de l’ail frais non cuit 1 c à café pressé dans les repas pour les poumons ; tous les jours entre autres actions zinc, diet, exercices et vitamines C; D ; à votre santé ….

Voilà, je voudrais témoigner mon ressenti depuis que je suis invalide. Depuis que je suis invalide, j’ai une tonne de préjugés de tout part. Je suis invalide qui ne se voit pas. Je suis invalide comorbide. Les gens disent en général qu’il y a des gens qui ne méritent pas d’avoir le statut invalide. C’est un préjugé qui se véhicule dans la tête des gens. Ils ont tout faux. C’est comme si vous dites aux inspecteurs et professionnels de la santé des invalides, qu’ils sont des incompétents du diagnostic. En t’en qu’invalide, j’ai un mal être due à des sortes de harcèlement morale des institutions. J’ai l’impression d’être surveiller par mon docteur, la mutuelle………………… ect… Me surveiller de mes faits et gestes. Je ressent cela, car je n’ai pas mes médicaments si je n’ai pas d’ordonnances de mon docteur. Je me sent surveiller comme un cobaye, pour la mutuelle. Les gouvernements successifs font des lois de flicages aux plus faibles citoyens. Avec cet acte de harcèlement, je n’ai pas de gout à rien. Les institutions ne sont pas là pour traquer les malades. Elles sont là pour soigner et encourager. Mais c’est tout le contraire, je l’ai vécue. Je suis malade et les institutions mafieuses rajoutent de l’huile sur le feu, au lieu de guérir.

Bien longtemps que je vais très mal. Et rien ne s’arrange. Seul c’est difficile de garder la tête haute.

Je remercie mes collègues d’être aussi présents et à l’écoute. Sans cette dynamique d’équipe, cela serait compliqué de rester positif dans cette société non inclusive. Nous nous retrouvons tous les jours face à des situations d’injustice avec nos bénéficiaires. Soyons soudés les uns avec les autres!

« SEUL, ON VA PLUS VITE. ENSEMBLE ON VA PLUS LOIN »

Ce n’est pas se libérer ce que vous faites c’est transformer les individus en moutons de Panurge

Bonjour ! J’espère que tu as passé une bonne journée… Profite de ta vie ! => viva la vida Tu es exceptionnel 🙂

Durant la crise du COVID-19, travaillant en contact avec tous les services de l’hôpital, j’ai fait un gros burn-out. Je me suis remise à travailler après quelques semaines seulement. Un an et demi après, je me sens régulièrement submergée et je suis à fleur de peau quand je suis amenée à me replonger dans la crise. Je travaille dur, tous les jours. Je sais que je n’écoute pas suffisamment les signaux d’alerte de mon corps mais je me sentirais trop coupable de prendre du repos. Ce ne serait pas compris au sein de l’entreprise dans laquelle je travaille, d’une part, et ce serait un aveu de faiblesse que je n’arrive pas à assumer, d’autre part.

Je trouve que je partage beaucoup de mon temps, de mon salaire et je me sens de moins en moins heureuse. Peut-on encore parler d’être heureux à notre époque où survivre est déjà formidable.

Que l’on soit en situation de handicap ou non, nous sommes d’abord des êtres humains capables de se rencontrer, au-delà des différences, capables de se diriger vers une relation entre êtres humains de corps-accord ! Rencontrons-nous, osons nous toucher mutuellement …

Je travaille à la Fonction Publique depuis près de 30 ans sans grandes difficultés relationnelles et ce, malgré les changements de supérieur hiérarchique, de collègues, de méthodologie; puis, il y a quelques années, l’organisation change, les équipes sont démembrées et refusionnées, une nouvelle « cheffe-team » prend les rennes du nouveau service et c’est là que l’enfer commence: harcèlement moral, maltraitance, menaces, agressions verbales, dénigrement systématique et j’en passe… J’en arrive à perdre pied, à ne plus savoir me concentrer, à bégayer sous l’emprise du stress, à ne plus dormir envahi par des crises d’angoisses jusqu’à avoir des pensées suicidaires et à me laisser tenter par celles-ci. Heureusement, sur cette route de galère, j’ai pu bénéficier d’une écoute respectueuse, empathique mise en œuvre par certains collègues de ma génération (la cinquantaine), par les membres de ma famille proche, par la psychologue sociale du S.I.P.P.T, par un bénévole spécialisé dans l’écoute « rogérienne » et, ainsi, me reconstruire pas à pas…

Puisqu’il est permis de s’exprimer librement ….. je suis infirmière et j’ai largement participé aux campagnes de testings , de vaccination et je travaille encore en renfort a l’hopital . Je suis indépendante certes et je n’ai pas travaillé gratuitement ( ce qui m’a été aussi reproché, un comble !!!!) . J’ai sacrifié mes dimanches, mes congés, mes temps libres depuis un an et demi pour parer a cette épidémie, comme beaucoup de mes collègues. Souvent avec la reconnaissance de la populaiton mais aussi, et c’est bien réel avec le mépris, l’agressivité, la grossièreté de nombreuses personnes . Dur dur. C’est bien beau de nous avoir applaudis il y a 2 ans .. Mais la reconnaissance des autorités s’est évanouie en un temps record. Les conditions de travail en milieu hospitalier et a domicile sont déplorables, aucune augmentation de salaire décente. Les anciennetés pas reconnues, les congés reportés, la lassitude . Sans compter que toutes les heures sup faites au testing et en vaccination sont bien entendu imposables comme le reste. ON ne nous fait pas de cadeau . Vous parlez d’un soutien aux professionnels de santé ….

La nature n’a pas d’état d’âme.

BONJOUR A TOUS ET TOUTES, ÉPILEPTIQUE DEPUIS L’ÂGE DE 3 ANS ET DÉJÀ DANS MA 61EME ANNÉE. PLUS LES ANNÉE PASSENT PLUS C’EST À SUPPORTER. Avec l’âge d’autres maladies sont venues se greffé je me sent très seule malgré mon mari, sans permis de conduire ce qui est préférable je me sent en prison. Et la crise actuelle les difficultés financières n’arrange rien…

Me couchant le soir :Entouré de musiques éthérées,un esprit divagant remplis de noirceurs,calmé par là l’épuisement;J’attend demain,rêvant d’un changement. Je me dis «si Espoir il n’y a plus,la mort il y aura». Chaques jours la pensée positive m’anime,chaques soirs la souffrance me tue. «Pourquoi !,pourquoi moi?! me dis-je» porté d’une voix remplie de haines,un soupçon de peur mais surtout beaucoup de détresses. Toutes fois,je refuse de baisser les bras !! j’ais tellement de choses à vivre.«je suis un battant,je ne pourrai partir sans vivre l’amour et je sais que l’amour me fera vivre». La mort ce n’est pas pour aujourd’hui.

Si l’Etat pouvait s’abstenir de restreindre toujours plus nos libertés et se croire plus malin que sa population, cela permettrait de se sentir moins oppressés. S’il pouvait aussi moins dépenser et par conséquent nous ponctionner moins de taxes qui financent ses actions stériles, cela nous permettrait de mieux vivre. Mais ce commentaire sera probablement censuré puisqu’il n’y a qu’une ligne de pensée autorisée.

it is okay to not be okay

L’art est l’arme des larmes, JULIE

Je m’appelle Delenn et j’aime mes collègues !

Vise la Lune car en cas d échec tu atterris dans les étoiles..🌙🌙🌙

2ans que je travaille seule depuis chez moi. J’ai appris à fréquenter les commerces locaux et ne vais plus jamais là où il y a plus de monde depuis le covid Sans m’en rendre vraiment compte, je me suis progressivement isolée de mes collègues, de mes amis…. Ce n’est pas la volonté qui me manque, mais je dois vraiment me forcer pour maintenant sortir de chez moi et reprendre une vie sociale normale

Entre tristesse et joie, colère et amour, pression et paix;je divague de gauche à droite. Mon passé ; un traumatisme qui me suis de journée en jour.nombreuse sont les fois où j’ais voulue en finir et pourtant,je suis heureux de vivre, heureux d’être là pour tout les moments où je souris. Mon bonheur n’est pas encore la mais je crois en mon destin. actuellement je me sent triste,orgueilleux mais surtout soulager;je suis décidé à me battre pour régler les trauma,avoir ma vie de rêve

En novembre, j’ai vécu un décès au sein de ma famille qui m’a anéantie, la meilleure partie de moi s’en est allée et je m’en remettrai jamais. Depuis, je me bats quotidiennement contre l’envie de mettre fin à mes jours. Et tous les jours, je risque de perdre…

Les larmes intérieurs frôlent mon regard,mes pensées divergent,le malaise me menace,jais peur de rentrer :les rails me tente plus que le train lui même

J’ai 27 ans et je suis autiste asperger. Avant la pandémie j’avais, pleins d’activités : la danse, mon bénévolat à l’administration communale, les ateliers du service d’accompagnement, les petites sorties avec les amis, J ’ai été avertie que toutes mes activités étaient « annulées, fini pour l’instant, suspendues jusqu’à nouvel ordre… ». Pendant 3 jours, je n’ai fait que pleurer. Je ne comprenais pas. Je ne savais pas quoi faire. J’en parlais en visio, avec mon meilleur ami qui était dans la même situation que moi. On étaient tristes, on se soutenaient mutuellement. Lorsqu’il y a eu des assouplissements, pendant quelques mois, ça allait mieux. Quand j’ai eu le covid, je n’en ai parlé à personne, car j’avais honte. Je me suis laissée allée, je n’arrivais pas à me battre, j’avais du mal à gérer mon stress. J’avais du mal à trouver le sommeil et puis un manque de motivation à me lever. Grace à ma famille et mes amis, j’ai pu retrouver le sourire. Maintenant, j’ai peur de rattraper le covid et de le transmettre à mes proches. J’ai l’impression que le covid est en train de nous tuer mentalement. Je souhaiterais que le covid disparaisse, que l’on reprenne notre quotidien, mais j’ai peur que mon corps qui n’est plus habitué à une vie normale ne suive pas. Ça me fait du bien d’en parler.

Merci mes filles pour votre soutien et votre présence à chaque fois que vous me sentez moins bien…

Soyeux heureux, on a qu’une vie! ❤

Si tu lis ce message : n’oublie pas que tu es extraordinaire !

Bonjour je m’appelle flora, j’ai 13 ans et j’aime la good vibes 🙂

La vie c’est cool ! T’es triste : arrête !

Je trouve l’idée magnifique

Je voudrais tellement que la société soit plus inclusive envers les personnes « dysfférentes ». Ces personnes ont une soif d’apprendre, ils veulent être comme tout le monde sans être jugés, être qui ils sont et d’être acceptés. Faites preuve de bienveillance, accepter d’aller à la rencontre de ces personnes merveilleuses.

Pour ma joie d’écrire,par ma conscience face à mes conneries, mais avent tout!,avec l’amour d’un fils qui t’aime :je t’écris ce-ci. Dérive entre « bien et mal,déprime et penser positive,respect et envie de contrôle de ma vie ». Le combat est rude et les enjeux me semblent intensifs. Que faire avec ce mélange de penser qui m’animent?! Je boit pour vivre davantage d’expérience; renfermer sur moi même « vibrations de mes émotions » je passe mon temps a réfléchir sur ma vie,le monde. « Bien même! il met difficile d’assumer mes détours » tout comme un verre à Tati » la manipulation me contrôle lorsque je te blesse. Non,Je ne suis pas cline,je ne suis pas Honnête avec les autres « je ne le suis même pas avec moi même! » Ma seule excuses, c’est de vouloir bien faire. J’ais crée des piliers « bancales » autour de moi pour combattre mes démon intérieur. Je regrette les cauchemars causé,toute fois, ils se mélangent de rêve. Meme gris les nuages qui me porte mon permis de grandir. <>. MERCI!! ET GROS BISOUS POUR TOI, MAMAN D’AMOUR.

J’ai toujours eu du mal à vivre au quotidien. Déjà petit je me sentais tout le temps oppressé et angoissé. Je n’arrivais pas à dormir la nuit, j’avais peu d’appétit et je ne savais pas interagir avec les autres enfants. Je pensais que tout le monde ressentait la même chose. Ça a empiré, jusqu’à l’adolescence où j’ai commencé à me faire du mal. Depuis, j’ai été diagnostiqué schizophrène. Je suis accompagné et suis un traitement. J’ai redécouvert la vie. Je suis marié, j’ai un travail, et même si ce n’est pas toujours facile, ça va beaucoup mieux. Si vous aussi vous vous sentez mal ou éprouvez des difficultés, n’ayez pas peur de demander de l’aide.

Depuis le début de la crise sanitaire, le travail a pris une plus grande place dans ma vie. Ayant l’âme d’une carriériste, le terreau des confinements successifs laissant peu de place aux loisirs et le télétravail généralisé rendant les balades vie privée/vie professionnelle plus minces, je me suis donnée à 200% dans mon travail qui avait en plus énormément de sens. En 1 an, j’ai pris très peu de congés, j’ai assumé énormément de responsabilités et j’étais fière de la quantité de travail que j’effectue chaque jour sans que la qualité de mes services en soit impactée. Aujourd’hui je me rends compte que sans en avoir conscience, ce « trop-plein » de travail ou en tout cas cette « trop grande place » qu’il a pris a bousillé ma confiance en moi…. en fait c’est pas tellement le travail qui m’a détruite mais le manque de reconnaissance de la part de la hiérarchie, de la part des bénéficiaires, … Aujourd’hui, je subis mon travail dans lequel je me sens piégée car partir et laisser mes collègues en difficulté le temps de mon remplacement est un vrai frein pour moi. Pourtant, je suis dégoûtée de l’institution pour laquelle je travaille (et dire qu’à la base, j’adorais mon travail…). Je n’ai malheureusement pas de conclusion positive à ce témoignage car il n’y en a pas. Je me permets de terminer par un conseil à vous employeurs, supérieurs hiérarchiques, bénéficiaires de services, collègues aidés par d’autres, … : soyez reconnaissants de la personne qui travaille pour vous/avec vous. Vous ne vous rendez pas compte de tout ce quz vos travailleurs mettent parfois entre parenthèses pour arriver aux résultats qu’ils obtiennent. Un « merci », un « bon travail » peut faire toute la différence. Soyez reconnaissant pour éviter à vos travailleurs/collègues de subir son job, car je vous assure que c’est une situation horrible. Demandez vous une seconde ce que vous feriez là tout de suite sans votre travailleur/collègue et tout ce que ça demanderait pour que quelqu’un prenne sa place et acquiert le même niveau d’expertise. Vous comprendrez sans doute l’importance de faire en sorte qu’il reste….

Bonjour, la vie est belle

Je ne sais pas si quelqu’un lira ce message un jour mais au cas ou salutations à toi, je ne vais pas forcément parler d’un sujet amusant alors voilà.. Cela fait maintenant quelques années que je vais mal, très mal. Je passe par des périodes où je vais extrêmement bien j’ai plein de projets, tout vas pour le mieux mais ça change du tout au tout directement. Malheureusement ce sentiment de bien être devient un mal-être très prononcé, comme avoir des pensées suicidaire ou juste pensé à tout ce qui pourrait me blessé. Je pensais être bipolaire et j’ai même été voir une psy, cette psy qui d’ailleurs m’a sûrement empêcher de me donner la mort décembre 2021. Je suis en fait atteinte de dépression et du trouble borderline et c’est très dur à gérer, j’ai eu vraiment l’impression de ne pas être prise au sérieux par ma mère et je me suis sentie très seule encore une fois. Je sais que ma mort ne sera pas naturelle, ce sera de ma faute. Je ne sais pas quand mais ça arrivera et pour l’instant je profite lorsque je me sens bien. Bonne journée

Ca fait deux ans que je dis à mon entourage que c’est une crise politique et qu’on va tous nous vacciner de force, mais personne ne me crois. Suis-je en burn-out cérébral ou ai-je simplement tout compris trop vite?

Je m’appelle Alizée j’ai 20 ans et je suis heureuse dans ma vie ! Santé bonheur !

Chère fanfan, Cette nuit j’ai rêvé du jour où maman voulait te couper la tête avec des ciseaux, je pleurais encore et encore, cette fois et aujourd’hui, je me suis réveillé les yeux trempé te serrant fort contre moi, peut être avait je l’air d’un bébé, d’une gamine.. peut importe, parfois les objets ont plus de valeurs qu’on ne peux le croire.. Cette nuit j’écris ça car tu es le seul à m’avoir toujours écouté, à m’avoir toujours souris, et je me rappelle quand j’étais petite tu me disais même d’arrêter de pleurer, les tonnes de larmes que tu as essuyé, il n’y a pas de chiffre assez gros pour l’écrire Cette nuit et cette journée jusqu’à demain c’est la fête des mères, oui, maman je te dirai bonne fête, mais sans sincérité, tu n’as jamais été quelqu’un de bon pour moi, tu m’as transmis toutes tes incertitudes et tes malheurs, ta méchanceté m’as brisée, j’en souffre aujourd’hui, j’en souffrait hier et j’en souffrirai toute ma vie Aujourd’hui j’ai parlé de toi, alors comme à chaque fois je ne dors pas

Le chocolat est le remède à tout les maux, mais pas plus que les potes

J’essaie d’aller mieux tous les jours grâce a ma famille et mes amis

J’aime avec un cœur pur, ça m’empêche de me sentir coupable

suivis par un psychiatre ,j avais des recommendation pour mon suivit de trouver un endroit qui m appaise on la trouver et suite a la pandemie je n ai plus ete car il y a eu des fermeture et maintenant le cst ,et malheureusement ca retarde mon evolution selon le psy ,et meme avec preuve ,les ministre de la sante on repondu negativement a la demande

Le covid, la pression pour obliger à l injection expérimental, la menace d une guerre… Le contrat de travail pas renouvelé, des journées à la maison, ne rien dire, rassurer les enfants… Observer et attendre… attendre quoi? Je ne sors que pour les courses, je refuse de participer au CST… 8 mois! C est long … très long!

Les soucis c’est bien avant le covid qu’ils étaient là. Une vie à masquer mes difficultés parce que personne en Belgique n’est là pour aider les enfants autistes de haut niveau. Masquer, masquer, sans aide pour faire comme les autres. Masquer, s’épuiser de ne rien comprendre, regarder le monde, ne rien y trouver de logique mais s’adapter. Puiser, puiser dans ses ressources. Etre bonne à l’école, aller à l’université. S’écrouler psychologiquement car rien, rien n’aide les personnes en difficulté là-bas, au rythme du marche ou crève. Devenir infirmière car cela a du sens, donner donner donner et ne pas comprendre pourquoi je gagne mal ma vie alors que je m’occupe d’être humains. La valeur de la société belge c’est l’argent c’est normal tu sais, les politiciens sont d’accord avec cela… donner donner, foncer, s’adapter. Sans aide jamais. S’écrouler à un peu plus de 40 ans. Chercher seule des praticiens non psychanalytiques mais TCC pour réellement m’aider. Passer des tests, en privé car « il y a 16 ans d’attente au CRAL de Liége Madame, le ministre de la santé en Wallonie se fiche des autistes »Payer et s’adapter encore et encore. Avoir envie de mourir, parce que c’est trop, mais tenir, encore encore. Etre en arrêt, recevoir un papier de la mutuelle pour savoir quand je compte retourner travailler parce que quand même « quelle feignasse celle là ». Ajouter la culpabilité sur le reste des problème, vouloir mourir. Encore. Tenir, encore. S’accrocher aux seances psys, remboursées 3 miettes de pain, comme pour nous dire de «  faire un effort c’est dans votre tête, si vous n’y arrivez pas, payez c’est bien fait pour vous ». Se battre pour vivre, pour pouvoir continuer à soigner les gens, et se prendre la violence sociétale chaque jour. Laurie.

Depuis 16 ans, je ne suis pas bien psychologiquement. Depuis l’école secondaire, mais le déclic , ça d’abord été une rencontre avec un groupe de musique , puis une autre avec un célèbre écrivain américain, puis je me suis dit, pourquoi ne pas passer ma vie à demander des autographes par mail, courriers, ou en vrai et discuter avec des vraies personnes mais connues…Voilà pourquoi j’ai tenu bon. Bon, maintenant, je suis passé aux concours, et cela me fait très plaisir de découvrir un lot dans ma boite aux lettres. Bon, il est vrai que quand, je vais moins bien , je regarde un « Camping Paradis » sur le site de Tf1. Et si j’ai le moral vraiment à plat, soit j’écris , soit je dessine mes émotions négatives et après ça va beaucoup mieux. Une des personnes de mon entourage, m’a aussi conseillé de se laver les cheveux et de de prendre un bon bain dans de l’eau chaude. Et c’est vrai, que je me sens mieux après. Sinon, j’essaie de voir la vie de manière positive. Allez, je termine sur ma pensée lors du réveil la vie est belle malgré les aléas de la vie ! Laurent.J

Depuis deux ans, nous vivons entre pandémie et désastres économique ou environnemental. Depuis deux ans, les confinements successifs nous ont poussés à vivre malgré tout mais non pas une vie de « Malgré tout »… Depuis deux ans, le moindre partage m’a fait redécouvrir le sens du monde et des autres. L’autre m’a aidé; l’autre : on le porte en soi comme une seconde nature. Sans lui, je me serais perdu…

Depuis 15 mois, l’anorexie de ma fille , ma Léna , 14 ans , bouleverse toute notre famille. Ses grands-parents, son frère et sa soeur, son père , moi, … nous sommes tous impactés, et encore très souvent démunis. Nous avons hâte de sortir de ce cauchemar pathologique qui dégrade chaque jour nos relations et nous éloigne d’un équilibre de vie…

Bonjour. J ai envie de raconter de manière imagee ce que j ai vécu lors de mon burn out, ce véritable tsunami dans ma vie… Il se préparait au loin depuis un moment déjà. Certains animaux peuvent le ressentir à l avance, mais pas moi. Je l ai senti arriver quand il s’ approchait déjà dangereusement, à grands pas, avec des sensations et symptômes inhabituels: une partie de moi savait et le sentait! Je me suis un peu inquiétée, mais j ai essayé de relativiser: ne pas m inquiéter pour rien, tout avait l air normal… En surface… Les personnes à qui j en parlais ne s inquiétaient pas donc pas d inquiétudes à avoir… Et puis, d un coup, je l ai vu se diriger tout droit sur moi de manière très claire: je ne pourrais pas y échapper, la vague était la, il était trop tard! Ce tsunami m a attaquée de plein fouet, balayant tout sur son passage avec violence et intensité: mes croyances, mes certitudes, mes repères, mes priorités, ma confiance en moi, qui j étais, mes capacités, jusqu au sens de ma vie. Je me noyais sous son passage: impossible même pour mes fonctions vitales de fonctionner normalement( dormir, digérer,…). Survivre. Juste survivre! Sans savoir à quoi se raccrocher car il n y a plus rien qui tient, plus rien à quoi se raccrocher: tout tourne, encore et encore, tout tangue, tout se dérobe sous mes pieds. Et certaines choses me blessent encore plus au passage. Je suis prise dans ce tourbillon extrêmement angoissant! Et c est long. Ça tourne et m emporte encore et encore. Je voudrais que ça s arrête ! Mais au lieu de ça, ça m emmène d un endroit à l autre sans que je puisse contrôler quoi que ce soit! Lâcher prise… Sûrement ce qu il faudrait faire, mais je n y arrive pas… J essaye désespérément de me raccrocher à tout ce que je peux, telle une bouée de sauvetage, mais tout est emporté sur son chemin, rien n est sécurisant, rien ne tient! Chercher de l aide, crier au secours, m entourer de bonnes personnes, ne pas rester seule dans ce chaos. Plusieurs mains se tendent vers moi avec aide et bienveillance. Et puis tout doucement, l énorme vague commence à repartir, me laissant enfin un peu de répit, en faisant encore quelques allers retours moins forts (rechute). Je suis fatiguée, épuisée, KO! C est un petit peu plus facile de tenir, me raccrocher à quelque chose mais c est le chaos, tout est détruit, je ne peux que contempler l étendue des dégâts immenses et tout ce qu il me reste à reconstruire, différemment, plus solidement, en tirant des leçons du passé. Le chantier est immense et va prendre du temps ! Il y aura encore des hauts et des bas, bien sûr. Des moments de découragement. Mais petit à petit, pas à pas, un pas à la fois, une petite chose reconstruite après l autre. Reconstruire un peu de stabilité, de sécurité surtout! La sécurité : le plus important pour pouvoir repartir et reconstruire au mieux. Encore des angoisses à gérer. Angoisses du passé, qui m a traumatisée. Je suis choquée par la violence de ce qui vient de se passer, de ce que je viens de vivre. Peur du futur: peur d être engloutie à nouveau, submergée, de ne plus y arriver. Je suis pétrifiée et me sens vulnérable! Et puis petit à petit retrouver une stabilité, l envie de revivre à nouveau, l envie de faire des choses, de vivre des choses différentes, me relancer, aller de l avant. Peut être laisser plus de place à d autres choses également dans ma vie. Me dire que ce vécu me rendra plus forte, et savoir qu après la période de reconstruction vient maintenant la période de guérison… Qui arrive tout prochainement. Un pas à la fois… Le plus dur est derrière moi! Ouf! Une chose est sûre : rien ne sera plus jamais pareil, je ne serai plus jamais la même, et c est sûrement pour un mieux. Bon courage à tous, du fond du coeur

Le déclic a commencé avec une chanson de Justin Bieber « Lonely » « seul ». Puis avec Pascal Obispo « A qui dire qu’on est seul ». Et dernièrement Stromae « l’enfer ». Enfant, les plus grands ne m’attendaient jamais et je me retrouvais seule. J’ai subi pendant mon mariage des viols conjugaux, mais à l’époque, on n’en parlait pas ouvertement comme aujourd’hui. Et je me croyais la seule. Je me suis battue pour mes enfants au tribunal, seule. J’ai refait ma vie avec un homme bien trop occupé et je me retrouve seule. Au travail, je suis la seule à rouspeter pour avoir du matériel pour travailler correctement Je me suis faite harceler à l’atelier de mon hobby. J’étais seule car personne n’a pris ma défense. J’avais un projet d’asbl mais je me retrouve seule, je dois l’abandonner…. En principe, je rebondirais, je vais remonter, je m’accroche. Mais le sommet est si haut et la paroi si glissante que cette fois ci, j’en suis moins sure. Ou du moins çà va prendre beaucoup plus longtemps qu’avant.

« Je m’appelle Sabine, j’ai 52 ans et j’ai commencé à venir au club à son début. Par la suite, je me suis écartée pour des raisons de maladie mentale et je suis allée dans une maison communautaire. Récemment, je viens de revenir au club car je m’y sens acceptée tel que je suis avec ma problématique et m’y sens à ma place, contrairement à dans la société. On m’apprend à m’aimer et à m’accepter comme je suis. Je me sens valorisée à travers ce que j’y fais. Lorsque j’y suis, je parle avec les autres membres, cela me permet de sortir de ma bulle et de me couper de ma solitude au moins une fois par semaine. J’aimerais arriver à vivre avec le passé, ne plus subir, pouvoir continuer ma résilience et j’espère que le club va m’aider à y arriver. »

« Je m’appelle Sabrina j’ai 39 ans et je suis au club depuis 3 ans. J’aime venir au club car cela me fait du bien, me permet de me changer les idées et de sortir de chez moi. J’aime y partager des choses avec les autres, y faire des activités, apprendre et rencontrer de nouvelles personnes. »

C’était le 2 juin 2020. Après un week-end de déconnexion qui succédait à des mois où le travail s’était infiltré dans mon quotidien, soirs et week-ends compris. Nuits aussi, puisque j’ouvrais ma boîte mail quand je me réveillais la nuit… Un week-end sans nos enfants de 2 et 5 ans, après des semaines ensemble 7 jours sur 7, sans aucun relais, à cause du confinement. Curieux paradoxe : c’est après ce week-end qu’en reprenant le travail, la lecture d’un simple mail m’a fait « imploser ». Je me suis mise à pleurer à gros bouillons, sans pouvoir m’arrêter; je ne savais plus respirer; je tremblais; j’avais l’estomac totalement noué… Depuis des jours, je me couchais chaque soir en me disant que je n’étais pas la mère que je voulais être. Depuis des mois, j’étouffais mon ressenti au travail plutôt que d’en parler. J’essayais de me concentrer sur le positif… A n’importe quel prix ? Ce 2 juin, je ne comprenais pas ce qui m’arrivait et j’avais peur de moi. Quand ma médecin m’a mise en arrêt pour 15 jours, j’ai trouvé ça énorme. Je pensais que j’allais vite m’en remettre. C’était en réalité le début d’une année d’arrêt de travail. J’avais une idée préconçue du burn-out. Une « faiblesse » qui se manifestait par une énorme fatigue, non ? Peut-être aussi quelque chose qui arrivait à ceux qui « se prenaient trop la tête » ?En tout cas, un « truc » que je ne pouvais pas « me permettre ». Comme si on choisissait… Comme si on pouvait contrôler… C’était parti pour des mois de déni, de culpabilité par rapport à mon équipe, à mes collègues, à mon mari, aux mères qui travaillent, à tous ceux qui gèrent, à ceux qui ont « vraiment de quoi se plaindre », à ceux qui ont « de vraies maladies ». Non, je ne suis pas tombée de fatigue. Car non, tout le monde n’a pas les mêmes symptômes. Mais, oui, c’était bien un burn-out. Professionnel, parental, à quoi sert de mettre une étiquette ? C’était un « burn-out de tout ». Une fois déclenché, le moindre stress provoquait une réaction en chaîne d’une intensité et d’une violence parfois incroyables… Avec des conséquences cognitives impressionnantes : perte de mémoire, de capacité de concentration, de capacité à faire des courses, à faire le repas en m’occupant des enfants… jusqu’à, un jour, me retrouver au volant et ne plus savoir sur quelle pédale je devais appuyer pour conduire. J’ai eu la chance de trouver de nombreux outils, des accompagnements de qualité, un groupe de parole… Vague après vague, j’ai appris à comprendre ce qui m’arrivait et à mettre en place ce qu’il fallait pour aller mieux. Aujourd’hui, j’ai repris le travail. J’ai retrouvé mes capacités cognitives, mon énergie, mes capacités d’adaptation, et même une résistance au stress. Mais je reste très vigilante par rapport à l’équilibre risques-ressourcement. Attentive à mettre « de l’eau dans ma casserole ». Cette image vient d’un conte que j’ai écrit pour expliquer ce qui se passait à mes enfants, à ma fille surtout : « Maman est une casserole brûlée ». Si je partage mon témoignage aujourd’hui, c’est parce que « partager, c’est se libérer », je l’ai expérimenté. Que ce soit avec ma psychothérapeute, avec mes amies, ma famille, au groupe de parole, ou encore par le partage de mon histoire de « casserole brûlée »… Les partages sont autant de pas qui m’ont aidée à avancer sur le chemin du mieux-être. Je vous souhaite aussi de partager, de trouver la force de mettre de mots sur vos difficultés, sans peur, sans honte, pour un pas de plus vers votre bien-être. Prenez soin de vous !

Oser parler m’a libérée et m’a permis de prendre du recul ☺️

J’ai été déprimée à l’âge de 15 ans, sans raison apparente. Il est vrai que plus tard, j’ai eu la chance de rencontrer une psychothérapeute qui m’a éclairée sur beaucoup de choses. C’est donc le premier conseil à donner à toute personne qui se sent déprimée : consulter (un psychologue, une psychothérapeute, un psychiatre)… quelqu’un qui pourra tenter de mettre en lumière les problèmes.

Faut pas oublier que tout le monde peut vivre des moments difficiles un jour ou l’autre.

Les gens pensent qu’on est des fous, alors qu’on est des gens normaux avec une difficulté à un moment de notre vie. La santé mentale tout le monde en a une. Parfois elle est bonne, parfois moins. Voilà, c’est tout.

Le fait de ne pas rester seul quand on a du mal, c’est ça le plus important, non?
Moi, en tout cas, ça m’a toujours aidé.

Et bien moi j’ai peur de tout, tout le temps. Et au plus les années passent, au plus j’ai peur. J’ai 43 ans et j’ai la trouille tout le temps. Du coup, j’ai aussi honte et je me replie sur moi-même.
Il y a quelques mois une amie m’a parlé de cours de céramique où elle créait de bols, des pots des assiettes. J’avais peu de l’accompagner car je serai surement nulle. Mais finalement, j’y suis allée. Et en fait, c’est génial. La céramique ça me permet de me vider la tête et de créer des choses avec mes mains. En plus  mes proches trouvent ces créations belles et me passent des commandes. Du coup j’ai un peu retrouvé de la confiance en moi. Un peu.
Bref, si vous avez des craintes, des peurs, des angoisses, restez pas tout seuls à ruminer; parlez-en ou alors exercez une activité, ca aide!

Ma meilleur amie est décédée d’une maladie quand j’avais 20 ans.Ma vie a changé à tout jamais. Cette tragédie et les mois qui ont suivi ont entraîné ma chute. J’ai été submergé de chagrin pendant plusieurs années.

Un jour, j’ai commencé à écrire mon histoire dans un journal. Je me suis promis de tout documenter. Et j’ai commencé à guérir, tranquillement. En m’accrochant au positif et en rendant hommage à la mémoire de ma meilleure amie, j’ai pris le chemin d’un avenir différent, mais tout aussi beau. Ce qui m’a sauvée? La liste d’outils que j’ai rédigée, car j’y ai trouvé un nouveau bonheur. Je suis très chanceuse de pouvoir compter sur un médecin extraordinaire qui se trouvait au sommet de ma liste, suivi d’une bonne alimentation, de l’exercice physique, de mes journaux et de ma passion pour l’écriture et la peinture.

Moi j’ai juste envie de dire que si la personne à côté de vous semble aller bien, cela ne veut rien dire. ce serait bien que les gens pigent ça.

Dès la première grossesse, je me posais beaucoup de questions. J’étais inquiète, je sentais que l’arrivée d’un enfant allait être problématique. Et quand ma fille est née, j’ai sombré peu à peu dans la dépression. Je me sentais inutile, bonne à rien. Malgré cette difficulté, j’ai réussi à créer le lien avec mon bébé, il était allaité, recevait beaucoup d’amour. Mais ce lien n’était pas serein. Je ne savais pas comment réagir face aux pleurs. Dans ces moments là, je perdais complètement pieds. Je m’emportais facilement et ensuite je culpabilisais. Quelques semaines après l’accouchement, une personne de la PMI m’a rendu visite pour savoir comment ça se passait. Sur ses conseils, je suis suis allée voir un psychologue dans un centre médico-social. Toutes les semaines, je voyais cette personne pendant une demi-heure. Progressivement, j’ai remonté la pente. Je n’ai pas eu besoin de prendre un traitement médicamenteux, c’est la parole qui m’a aidée. Et aussi le fait que mon enfant grandisse et peu à peu commence à s’exprimer.

Moi, je suis complètement toute seule. J’ai 75 ans. Des accidents de la vie m’ont esseulée : je n’ai plus les miens, plus personne. En temps normal, des petits rituels permettent d’atténuer un peu ma sensation de solitude. Je vais chez le kiné. Les courses sont aussi un prétexte pour croiser d’autres personnes. J’en profite pour dire bonjour à la gardienne de la résidence.

Mais Le confinement a soudainement rabougri mon existence. Les journées tirent en longueur, toutes semblables aux autres. La fenêtre de mon appartement donne sur un carré de verdure et sur l’immeuble d’en face. Je ne suis pourtant pas du genre à me laisser aller. La télé a toujours été mon compagnon. Et puis il y a toujours un coin de l’appartement qui mérite du ménage. Avant, je prenais l’air, je marchais un petit quart d’heure dans le jardin de la résidence, et je remontais.

Et puis la peur s’est invitée dans mon quotidien. À force de nous dire qu’on est des personnes à risque, des personnes vulnérables… je ne sors plus. J’ai des prises de sang à faire, je n’y vais pas. Je vis sur mes réserves. Je ne fais plus  autant de courses. Je ne suis pas sortie depuis plus des semaines. J’ai peur du virus. A la télé, ils en parlaient. Ça m’a fort secoué quand même.

Un soir, il y a trois mois, après une séance de sport, j’ai commencé à ressentir des vibrations à répétition dans le mollet gauche. Elles n’étaient pas douloureuses mais c’était agaçant. J’ai alors commis ma première erreur: aller chercher des réponses sur Internet. Je suis tout de suite tombée sur un forum. Les internautes y soulignaient que ces fourmillements étaient l’un des premiers symptômes de la sclérose en plaque. 

Cette lecture m’a immédiatement plongée dans une terrible angoisse. Dans mon esprit, le lien de cause à effet entre ces crispations musculaires et la maladie était parfaitement limpide.J’en parlais tout le temps, à mes amis, mes collègues, ma famille, mon conjoint.  Au bout de trois jours de peur, j’ai fini par aller chez le médecin. Il m’a fait quelques tests avant de conclure que je n’avais rien. Cela m’a apaisé… deux ou trois jours tout au plus. 

Et puis un médecin m’a dit que je souffrais d’hypocondrie, une maladie de la méfiance. Elle rend presque paranoïaque. On refuse de croire ceux qui détiennent le savoir. On pense qu’ils n’en savent pas assez, qu’ils se trompent, que l’on est l’exception qui confirme la règle. Je suis à l’écoute permanente de mon corps, j’interprète le moindre symptôme, je me livre à un combat contre moi-même que je suis sûre de perdre car l’hypocondrie provoque une distorsion de la pensée. 

Aujourd’hui je suis en traitement pour tout ça. Je suis rassurée car je ne me sent plus ni folle, ni seule.

Au début, mes dépressions m’ont anéanti. Au final, elles m’ont construit. Elles m’ont rendu plus empathique, plus humain. Les séjours dans les hôpitaux n’ont pas toujours été simples, mais moins terribles qu’on ne peut l’imaginer. Il est important de créer des habitudes. On mangeait tous les jours à la même heure. Il y avait des rituels. On voyait les médecins le matin. L’après-midi, j’allais me poser dans le parc. Je m’asseyais sur un banc, j’allais boire un verre à la cafétéria. C’est vrai qu’il y a des moments pénibles, notamment, le soir quand tout le monde dort à cause des traitements médicamenteux. Mais on n’est en aucun cas enfermé, cela n’a rien à voir avec l’exagération des séries ou des films.

Aujourd’hui, je souhaite partager ce récit au plus grand nombre. C’est un moyen de sensibiliser à la dépression. Je veux dire aux personnes qui souffrent de la dépression d’être patients. Mais surtout de se prendre en main. En commençant par aller voir un médecin. C’est la seule personne habilitée à nous dire ce que l’on doit faire. Reconnaître que l’on n’est pas bien, c’est un premier pas vers la guérison. À un moment, on ne peut pas se complaire dans cette situation. Il faut se prendre en main pour avancer.

Depuis 4 ans ma vie a basculé. J’avais un travail et des responsabilités mais j ai fait un mauvais choix et j’ai perdu mon poste .

Je maintenant l’impression d’être un employé fantôme. Ca me pèse beaucoup. 

J’ai essayé de m’y habituer mais je n’y arrive pas. Ma vie familiale en a souffert. Je ne suis plus le mari, ni le papa que j’étais avant tout ça. Je suis conscient de ce qui m’arrive.

Ma santé physique en souffre aussi: je souffre de crise de panique et  je suis constamment angoissé. Je m’imagine des maladies .

Maintenant je suis sous traitement, le médecin m’a prescrit des médicament qui me soulagent.

MAIS CE DONT J’AI VRAIMENT BESOIN 

C’EST QUE QUELQU’UN M’ÉCOUTE. 

Faudrait que tout le monde se mette dans le crâne  que plus on réfléchit à notre bonheur, moins on le trouve. Amen 

J’ai trouvé ça bien d’avoir quelqu’un à qui parler pendant ces périodes de gros changement liés au Covid-19 J’échange beaucoup avec ma thérapeute. Ça m’a beaucoup aidé à gérer mes sentiments. Les autres soutiens auxquels j’ai fait appel sont ma famille et mes amis; 

Je n’aimerais pas avoir 19 ans en ce moment. Je stresse beaucoup pour le futur. Et ça m’énerve parce qu’on ne s’en sort pas, j’ai l’impression parfois vraiment qu’on ne va jamais s’en sortir. Depuis la rentrée et la reprise des cas ça m’angoisse. Je garde mon masque tout le temps et je connais de plus en plus de gens qui l’ont eu. Et j’ai vraiment peur pour mes proches. D’ailleurs, je m’énerve beaucoup plus vite, avec ma famille avec mes copines aussi, mais bon elles me comprennent, elles sont comme moi.

J’ai cherché sur Google comment je me sentais. Et ce, pour essayer de comprendre comment s’appelait ce truc et comment y faire face. J’ai essayé de parler à mon père, qui m’a répondu de parler à ma mère. Et quand j’ai essayé de parler à ma mère, elle a voulu régler tous mes problèmes en me lançant plein de solutions qui ne me convenaient pas. J’ai vraiment eu le sentiment de ne pas avoir le droit de parler de santé mentale.

Pendant l’été 2018, j’étais aux prises avec une anxiété insurmontable, et ma peau, qui n’a jamais été parfaite, s’est recouverte d’acné kystique. Même si j’étais capable de la faire disparaître en apparence et que j’affirmais ne pas être affectée, ma peau m’était insupportable. Je sentais que tout le monde fixait mon acné. Par la suite, je me suis mise à m’arracher continuellement la peau du visage. Plus j’étais anxieuse, plus ma journée avait été pénible. Et plus je cachais mon apparence à mes amis et à ma famille… et, plus j’arrachais. Je ne pouvais pas m’empêcher de toucher, d’arracher, ni de gratter ma peau. Ça se produisait inconsciemment, lorsque je rédigeais une dissertation, lisais un manuel scolaire ou parcourais Instagram. C’était constant, gênant et insupportable. Un jour j’ai entendu quelqu’un tout près parler de son problème d’arrachage de peau. Cette personne s’adressait à une amie, qui réagissait avec sympathie, mais c’était évident que cette amie ne comprenait pas réellement. Deux semaines plus tard, je l’ai abordé et nous avons discuté autour d’un café, et je n’oublierai jamais notre conversation. Tout à coup, ma lutte n’était plus secrète; elle était très, très réelle. Pendant que nous parlions, j’ai réalisé que le simple fait d’avouer mes difficultés à quelqu’un d’autre avait suffi à relâcher un peu le nœud dans ma poitrine. Après notre rencontre, j’ai commencé à raconter mon problème d’arrachage de peau à mes amis et à mes proches.

La personne qui prend des médicaments pour traiter sa dépression n’a rien de différent de celle qui prend des médicaments pour soigner un autre problème de santé physique ou mentale. C’est ce que je dis aux gens maintenant.

Les animaux sont super pour nous donner un amour inconditionnel. Si vous avez des animaux, passez du temps de qualité avec eux. Ils peuvent rapidement éclairer votre journée.A chaque fois que j’ai le blues, mes animaux me sauvent!

Quand le premier confinement a été annoncé, on l’a accepté à contre-cœur. Mais l’adaptation a été obligatoire, parce que l’urgence était partout. On a beaucoup discuté avec ma mère et on a décidé que je resterais dans mon kot car j’ai un proche qui est une personne à risque. C’était le début de la grande solitude.
Depuis ça va mieux, mais tout a changé, on est constamment sous tension en fait. Tout est devenu sérieux et pas drôle. ET puis on ne sait jamais ce qui va se passer: cours en présentiel ou pas. Bref, je suis souvent inquiet.

>Dans ma tête c’est le brouillard. Pas tout le temps, mais souvent. Quand c’est pas le cas, je suis cool avec mes potes et ma famille et tout. Quand le brouillard est là, j’ai plus envie de parler, de voir des gens. J’ai juste envie de rester dans ma chambre et qu’on me foute la paix. C’est juste trop de devoir parler. trop de sortir du brouillard. Je sais pas trop si c’est normal. Mais en tout cas, ca fait longtemps que ce brouillard est là, jamais très loin.

J’ai des crises d’angoisses depuis des années. L’angoisse est un état de panique qui se manifeste par de l’insomnie, des palpitations, des tremblements, un énorme malaise psychologique et même parfois, une impression de mourir. Pendant ces crises d’angoisse, c’est comme si on perdait le contrôle de soi-même, donc de sa vie. Mais on peut s’en sortir, croyez-moi !
Il m’est arrivé d’appeler un ami en plein milieu de la nuit pour me calmer et ça fonctionne. Et lorsque cela n’était pas possible, je prenais papier et crayon et j’écrivais toutes mes pensées. Pour guérir les effets de votre angoisse, vous devez trouver la ou les causes. Pour cela, il est important de parliez de son état. Il faut sortir de sa bulle et de ne plus se juger. Il n’y a rien de honteux, au contraire : c’est humain.

J’en ai grave marre de toutes ces conneries de virus. C’est trop difficile de garder la niaque. On se dépêche de faire plein de trucs avec la trouille qu’on nous interdise à nouveau de sortir, de boire des coups, de voir les potes tout ça. L’air de rien, en fait, ca use quoi. Je sais pas si ça à voir avec la santé mentale, mais c’est naze.

Depuis pratiquement deux ans, je suis dans un ascenseur émotionnel et c’est usant. Je suis lassée, fatiguée de devoir suivre sans cesse ces mesures sanitaires.

Quand ma fille est née, un sentiment de plénitude m’a envahie. Elle a comblé un vide. Mais, peu de temps après son arrivée, j’ai commencé à me désintéresser de ce qui m’entourait. En regardant ce petit ange, je ne ressentais rien. Je l’aimais de tout mon cœur mais mes pensées switchaient entre inquiétude (« Est-ce qu’elle respire bien la nuit? ») et tristesse de passer la journée seule à la maison (même si ma fille était juste à côté). J’ai appelé ma mère, qui m’a poussée à aller consulter le jour-même. Ma gynécologue m’a prise entre deux rendez-vous. J’ai répondu à toute une série de questions, avec l’ impression de passer pour une folle. Je suis ressortie du rendez-vous en apprenant que j’étais en dépression. Ce diagnostic m’a donné l’impression d’être beaucoup plus légère. Je comprenais enfin ce qui m’arrivait. En gros, ma conclusion c’est qu’il y a des médecins formidables, qui veulent vous venir en aide, et qui prennent le temps de trouver les réponses aux questions que vous vous posez. Si vous ne les obtenez pas, allez consulter ailleurs, mais faites-le!

Je suis restauratrice, j’ai 57 ans. J’ai assez bien vécu le début du premier confinement. Je me suis dit que ça pouvait me reposer de mon stress quotidien avec les employés, les clients, savoir s’ils viennent ou ne viennent pas. Mais très vite, le stress est reparti de plus belle et le deuxième confinement m’a mise par terre. C’était horrible. J’ai toujours eu des problèmes psy, mais quel choc, quand on vous dit qu’il faut fermer du jour au lendemain. J’ai voulu être indépendante, avoir cette liberté de m’organiser, de travailler comme je l’entends et là on se dit qu’on ne sert plus à rien, que ça n’a plus de sens ce que l’on fait. Je ne pensais pas que ça pouvait m’arriver. Là je prend un traitement prescrit par mon psychologue. Finalement, c’est un avantage d’être sous traitement, ça permet de tenir, parce qu’autour de moi, je vois plein de commerçants qui craquent. Même si on a pu reprendre, c’est dur de se projeter

J’avais quelques soucis avant le COVID, quelques TOC, des troubles obsessionnels compulsifs, un besoin de trier, un besoin de propreté, mais ça allait, c’était gentil par rapport à ce qui allait me tomber dessus avec le confinement. Je suis revenu chez mes parents et au bout de 3 semaines, j’ai pété un plomb : j’ai commencé à avoir des crises d’angoisse, tous mes rituels étaient beaucoup plus présents, une peur du virus, une peur de la contamination. J’étais chez mes parents, j’étais entouré, mais la moindre poignée de porte était devenue un obstacle.

Mes parents m’ont amené chez un psychiatre. J’ai été pris en charge j’ai pris des médicaments.

Là, je vais mieux. J’ai même repris les études à Bruxelles là où le virus circule beaucoup plus, mais je n’ai pas touché une barre de métro et une porte depuis que j’y vis. Je me cale sur les entrées et sorties des autres usagers. Et tant pis si ça ne correspond pas à ma station de métro, je sors à la suivante et je marche. Je vais mieux, j’ai fait de nouvelles rencontres et je vois mon psychiatre tous les deux-trois mois. Cette année qui s’est écoulée a été une longue épreuve, j’ai le sentiment d’avoir couru, non pas un marathon mais un Iron man, mais ce qu’il y a de positif, c’est que le COVID a révélé mes failles, les a mises au grand jour et m’a conduit finalement à me soigner. Le futur ne sera que meilleur, j’en suis sûr.

Je travaille dans un centre pour jeunes en difficulté. Avec toutes ces années à observer les jeunes, je peux dire que ce n’est pas celui qui semble aller le plus mal qui est le plus fragile. 

Pouvoir déprimer, dire “j’en peux plus”, “je suis à bout”, c’est une force en fait. Celui qui serre les dents et ne déprime jamais est probablement le plus en danger parce qu’il ne s’autorise pas à aller mal. Malgré l’idée très répandue que seuls les plus fébriles peuvent vivre des périodes dépressives, cet état peut affecter tout le monde. Je pense même c’est un passage important pour remettre les compteurs à zéro et se régénérer. 

Par pitié arrêtez de dire « ça va aller », « c’est dans ta tête », « bouge-toi », « habille-toi », « tu vas voir la vie est belle ». Toutes ces phrases bateau qu’on dit à des proches en dépression peuvent faire plus de mal que de bien. Stop!

J’en ai marre de ces règles ! Même si je les comprends, à un moment ça suffit. Nous ne voyons toujours pas le bout du tunnel et certaines personnes peuvent être épuisées et lâcher toutes les règles de sécurité sanitaire. En plus, je ne sais plus trop ou j’en suis avec tout ça. Au début, quand on a dû travailler depuis chez soi, j’ai commencé à parler de moins en moins avec mes collègues, et là, de peur d’être de mauvaise compagnie, je n’ai plus trop envie de sortir.

Mes troubles d’anxiété m’ont rattrapé au cours des dernières années . Une crise qui a pris des proportions que je n’avais pas vécues depuis de nombreuses années et qui m’a forcé à prendre un temps d’arrêt. Sans entrer dans les détails, j’ai du ralentir le rythme et annuler des engagements pour prendre soin de moi. ET ce qui m’a aider c’est l’écoute.

Pour moi, l’écoute, c’est la clé, notamment pour surmonter des problèmes de santé mentale. Je pense qu’on sous-estime l’écoute. C’est important de se rappeler de l’importance de l’écoute et de s’arrêter pour le faire, pour s’écouter un peu plus que d’habitude, de faire une rétrospective et se demander si on prend le temps de s’écouter et d’écouter les autres. De se demander si ça va bien et si les autres dans notre entourage vont bien. Juste de faire ça peut faire une différence dans notre vie et dans celles de nos proches. La grande majorité des gens vont soit souffrir d’un problème de santé mentale ou avoir un proche qui en est affecté. C’est pourquoi il faut apprendre à en parler et être à l’écoute.

Et puis, il faut apprendre à parler de sa santé mentale. On en parle juste quand il y a des problèmes. On ne parle pas beaucoup de la prévention, de prendre soin de soi, de s’écouter, de prendre soin de sa santé mentale. C’est difficile parfois de le faire, parce que c’est tabou d’en parler, encore.

Les gens me disent de m’en sortir, et de penser à des choses positives. Ils recommandent des livres, et puis me font sentir coupable. Ils disent des choses comme : « Tu es trop jeune pour faire une dépression. » Ou encore : « Tu n’as aucune raison d’être déprimée… » Je le répète, je n’ai pas choisi cette maladie. Si j’avais le cancer du sein, personne ne me dirait des choses pareilles.

Secrétaire médicale, premier rempart devant la première ligne de soins (médecins traitants et infirmières). J’ai dû faire face avec mes collègues aux nombreux appels, aux inquiétudes, aux violences verbales de patients impatients et stressés par la crise sanitaire. Les médecins traitants de nos campagnes sont souvent seuls à tout gérer: les consultations, les appels, les tâches administratives. Dans les maisons médicales, ce sont les secrétaires qui filtrent les demandes. Je fais de mon mieux pour que tous nos médecins puissent travailler dans de bonnes conditions. Depuis deux semaines nous nous noyons dans des soins/documents à faire à la chaîne: codes à envoyer, tests pcrs à réaliser, vaccinations covid, certificats de quarantaine,… Je m’inquiète souvent pour eux et parfois pour moi. Combien de temps allons-nous encore tenir? Soyez patients et respectueux envers eux, nous : nous faisons de notre mieux.

On a toutes et tous besoin d’écoute, de reconnaissance et de bienveillance pour cheminer dans la vie et dans nos relations aussi bien professionnelles que familiales ou amicales. Se sentir soutenu.e.s et accompagné.e.s dans ce sens nous fait grandir dans la confiance partagée.

La pression mentale est très importante depuis ces deux dernières années. En tant que travailleur dans le secteur des soins, le travail se doit d’être fait peu importe notre souffrance, notre fatigue. et si seulement ce travail était réellement reconnu ou encore valorisé! En tant que cadre, la pression est encore plus importante. Il faut savoir jongler entre la fatigue/les absences du personnel, l’incompréhension voire la colère du public et sa propre fatigue que personne ne semble voir. Nous nous devons d’être au poste, d’être cadrant, encadrant, parfois même maternant. Mais qui nous écoute nous, qui s’inquiète de notre « mental »…

Un pass dans l’impasse vous connaissez ? Cette ASBL m’a sauvé la vie. Sous l’emprise d’idées suicidaires, leur psychologue m’a permis de me rendre compte du bonheur et de la chance autour de moi. J’étais le seul à ne pas les voir. Je ne remercierai jamais assez ma psychologue et son ASBL.

J’ai accouché le jour où les premières restrictions ont été appliquées. je me suis sentie protégée dans ma bulle avec mon enfant les premiers mois. Je ne devais pas sortir et donc n’étais pas confrontée à la réalité. J’ai rencontré les premières difficultés à la reprise de mon travail dans des conditions covid encore fort compliquées car inconnues ( dans le domaine des soins à la personne). Aujourd’hui, la situation devient longue, elle épuise tout le monde. Les restrictions s’accumulent, la situation ne s’améliore pas.

le métier d’aide familiale est souvent mal connu par le grand public. c’est d’abord une vocation le savoir être et faire sont des atouts essentiels pour au mieux aider nos bénéficiares au quotidien. Le travail en équipe nous permet d’échanger ,dialoguer et d’écouter une collègue au besoin. sachez que pendant la première pandémie nous avons eu la boule au ventre,peur de ce sale virus, peur de le transmettre aux bénéficiaires âgés avec tout les conséquences pas de masques et gants au début et j’en passe. plus de réunion de service pour ce soulager sauf par viso oû la relation de travail est différente nous avons été livrés à nous mêmes sans se plaindre et remplacer les collègues malades. Il faut absolument favoriser le métier d’aide familiale , nous voulons de la reconnaissance,avoir un merci nous fait chaud au coeur j’adore mon métier chaque jour est different, car chaque bénéficiaire est unique. pas toujours facile quand nous devons faire face à des stiuations difficiles tel accidents domestiques chute et malaises etdes décès nous avons de plus en plus des stituations précaires oû nous devons avoir une force de caractère pour surmonter tout ça. parlez-de nous autour de vous pour valoriser nôtre métier

Quelle frustration ! Début 2020, je venais d’être directrice de maison de repos avec l’ambition de développer un réel lieu de vie ouvert sur le quartier, où chacun pourrait s’impliquer selon ses souhaits, en s’inspirant du modèle Tubbe. La crise sanitaire nous a imposé la fermeture, le repli, l’impossibilité de développer l’implication des familles, la gestion de la sécurité avant le contact humain… Et après maintenant 2 ans, malgré mes convictions profondes d’humanité, malgré du personnel tenace et de belles valeurs partagées,… On patine, on s’épuise, on tente de garder la tête hors de l’eau malgré l’absentéisme, la fatigue, la pénurie de soignants, le manque d’aides logistiques… Est-ce que d’autres intervenants de maisons de repos vivent cela ? Témoignez, cela peut aider !

Cette période est longue et difficile. Humanitude, Respect, écoute, choix, liberté et accompagnement sont une partie des choses qui me tiennent à cœur, malheureusement, depuis trop longtemps, je peine à les trouver dans mon travail. Avant, je venais travailler avec objectif de donner de la qualité de vie à mes habitants, mais cette qualité de vie a été mise de coté pour une quantité de vie. Une vie enfermée, sans avoir de choix, sans activité, sans voir de visage souriant et privé de ses proches est-elle une fin vie qui en vaut la peine? Je venais travailler avec joie, envie, volonté, motivation, maintenant je viens pour ne pas avoir le sentiment de les abandonner et pour ne pas avoir cette culpabilité de laisser mes collègues qui sont aussi mal que moi.

Aller voir un psy est encore trop souvent vu comme un signe de faiblesse. Au contraire pour moi c’est un acte courageux. C’est oser reconnaître ses limites, se dire que qqch ne va pas ou pourrait aller mieux. C’est oser remettre en question beaucoup de choses : soi, ses habitudes, ses préjugés. Il est temps que les mentalités évoluent et reconnaissent cette démarche à sa juste valeur.

Partager, c’est échanger,… c’est s’encourager. Partager, c’est s’aider,… c’est s’aimer. Partager, c’est ouvrir son cœur, son âme. Partager, c’est écouter et être écouté. Partager, c’est offrir et accueillir. Partager, c’est apporter et recevoir. Partager, c’est oser dire enfin ce qui en moi est enfui. Partager, c’est un peu de « moi », un peu de « toi » qui fait un « nous » qui noue. Partager est un précieux cadeau: les mots libèrent les maux.

Etant pensionnée, je n’ai pas vécu de souci par rapport à une vie professionnelle. Par contre, j’ai 3 choses à dire sur le plan de mon expérience. Je suis « aidant proche » à 2 égards: primo, je m’occupe de ma tante (pas d’enfants, 90 ans) en résidence service. L’isolement y est extrême, son moral et son état physique se détériorent à vive allure. Secundo: j’ai un fils de 39 ans, souffrant d’une maladie psychique grave et invalidante. Le contexte a aggravé sa solitude et son moral. Je suis fort sollicitée à cet égard. Et enfin, je suis présidente d’une association de familles ayant un proche atteint de troubles psychiques. Il s’agit de Similes Wallonie: nous avons des groupes de parole et je peux vous dire que les constats concernant les usagers en santé mentale sont graves: difficultés d’hospitalisation, diminution des liens sociaux, via les clubs thérapeutiques, manque d’activités, rechutes etc etc. Les parents sont dans de graves difficultés supplémentaires à cause de la pandémie. Et cela me touche car j’ai une grande partie de ma vie qui est consacrée à toutes ces personnes.

En tant que citoyen et en tant que médecin généraliste, je constate que ça va toujours mieux lorsque l’on arrête de chercher à s’en sortir tout seul. Demander de l’aide, ce n’est pas de la faiblesse, c’est s’appuyer sur ses ressources. Les amis, les professionnels, la famille, l’argent, le travail, les loisirs, tout ça ce sont des ressources et aucune n’est meilleure ou moins bonne qu’une autre. Alors n’hésitons pas : quand on a besoin de compter sur une ressource, il ne faut pas se priver, car cela fait de nous quelqu’un d’encore plus fort.

Concernant la santé mentale, en ce qui me concerne, il y a cette histoire de burn out: Ca s’est manifesté par l’abandon de mes forces physiques après une période de gros efforts, sans pour autant être démoralisée. Un interrupteur que l’on aurait actionné et qui m’a coupée de toute énergie. Ce fut l’arrêt de toutes les fonctions motrices de mon corps. J’étais incapable de soulever ma cuillère au petit déjeuner, j’avais un besoin irrépressible de dormir, des vertiges et des nausées permanents, une incapacité à rester en position statique debout. Mon corps refusait en totalité les ordres que mon cerveau lui adressait. Ma vision était si floue que j’en avais des migraines. C’était un épuisement physique et mental lié à un excès de travail, d’investissement personnel, de stress. Je suis incampable de travailler depuis. Je me repose et je prends soin de moi avec un médecin.